Il y a 2 façons de détenir des actions :

  • Soit en direct : vous choisissez vous-mêmes et détenez les actions d'une entreprise. Vous êtes ainsi totalement pro-actif.
  • Soit par l'intermédiaire de fonds (SICAP, FCP) : vous placez votre argent dans un fond dont vous connaissez l'orientation générale de gestion (zone géographique, secteur d'activité), mais dont vous déléguez le choix final des actions à son gestionnaire. Vous paierez des frais de gestion, mais si vous n'êtes pas à l'aise avec le fait de gérer vos actions par vous mêmes (et seulement dans ce cas), ce n'est pas forcement une mauvaise chose, tant que vous ne faites pas une confiance aveugle au conseiller de votre banque traditionnelle pour le choisir (Pouquoi?).

Les 2 grandes types d'actions, small cap et large cap requièrent, selon moi, une approche différente :

  • Les small-caps

Ces actions de petites entreprises peuvent être très rentables pour qui arrivera à anticiper les mutations de l'avenir. L'investisseur se place ici, en quelque sorte, comme un chercheur de pépites. C'est ce qui fait l'aspect le plus excitant de cet investissement. Ainsi, au début des années 1980, Microsoft était une small-cap et au milieu des années 1990, Yahoo également...

S'il anticipe correctement l'avènement d'un marché aujourd'hui de niche et achète l'action d'une petite société idéalement positionnée sur celui-ci, il peut voir sa mise multiplier par 5 voire 10 en quelques années (et je ne parle pas des exemples du paragraphe précédent pour qui les chiffres seraient beaucoup plus impressionnants!)

Mais dans le  cas contraire, il peut aussi voir sa small-cap baisser de 20% pendant que le cac 40 monte de 20%. Ou pire, voir l'entreprise faire faillite et la valeur de sa small-cap réduite à 0 !

C'est pourquoi on doit en tirer deux conclusions essentielles sur les small-caps

  • Sauf pour un investisseur spécialiste de l'épluchage des comptes et bilans, la part small cap d'un portefeuille doit être nettement inférieure à celle des large caps. Quiconque veut profiter de la possibilité de décuplement citée plus haut va se comporter comme un joueur de loto...Et bien sûr la grande majorité des joueurs de loto décaissent  au final plus qu'ils n'encaissent !!
  • Pour qui compte détenir des smalls cap malgré tout, il est essentiel de répartir son portefeuille small-cap sur une dizaine de lignes ! De plus, ces investissements doivent être envisagés à long-terme : il serait aberrant de revendre une small-cap 6 mois après l'achat parce qu'elle a baissé de 10%.
  • Les large-caps

Les large-caps sont des grandes entreprises. Si des multiplications de cours mirobolantes sont ici plus difficiles à espérer, on peut néanmoins en attendre une performance régulière. De plus, il est peut probable que l'action d'un Coca-Cola ou d'un Total se retrouve à une valeur nulle...

Les large-caps sont en général bien corrélées aux indices (Cac 40, Dow Jones). Beaucoup ont un historique de dividendes sur plusieurs années. Elles peuvent ainsi être choisies en tenant compte des dividendes versés et de la pérennité de ceux-ci pour celui qui veut investir en bourse en minimisant au maximum ses risques

Ainsi, pour ces larges-caps, investir via un fond dont le but du gestionnaire est de suivre ces indices peut être un bon choix pour l'investisseur qui veut tout déléguer. En effet, le gestionnaire aura le temps (contrairement à vous peut-être) de mettre en place un stock-picking permanent : au bout de quelques mois, il remplacera une valeur qui A beaucoup monté par une qui VA beaucoup monter. De la qualité du fond choisi, dépendra alors la performance...

En revanche, même si vous n'y consacrez pas votre vie, mais que vous êtes prêt à y passer un peu de temps, il vaudra mieux loger vous mêmes des titres vifs dans un PEA pour les actions françaises ou un compte titres pour les titres étrangers hors union européenne. (le choix optimal pour le titres étrangers en zone euro entre PEA et compte titres est discutable en fonction de leur taux de distribution via dividendes pour des raisons de retenues fiscales à la source sur les dividendes récupérables dans un compte-titre ordinaire mais pas dans un PEA). Vous éviterez ainsi les nombreux frais de gestion des fonds, qui finissent par faire mal en intérêts composés...au point qu'ils sont rarement compensés par l'attention permanente portée à un stock picking des gérants !


Quand acheter - Quand vendre ?

L'analyse technique fournit des indicateurs pour savoir quand acheter et vendre des actions. Cependant, se pencher sur cette "science" n'est vraiment nécessaire que si vous vous orientez vers du trading court-terme.

Si vous vous en tenez à une stricte approche d'investissement, vous vous inscrivez nécessairement dans une optique de long-terme. Une stratégie acceptable peut donc être d'investir régulièrement des montants

Toutefois, afin d'optimiser vos performances, il peut être intéressant de savoir que :

  • il vaut mieux investir moins après une période de forte hausse (la prolongation de la tendance est rarement le meilleur choix)
  • Investir plus après une période de forte baisse est en général source de bonnes affaires sur le long terme   (en tout cas il faut éviter de vendre en masse, la plupart du temps c'est trop tard...)
Ainsi, une action devrait finalement s'acheter comme on fait des courses. Si c'est un bon produit et qu'on a l'opportunité de profiter d'une remise, on ne regrettera en général pas son achat. Si en revanche on l'achète en trouvant le rapport qualité/prix médiocre juste parce qu'on pense que le prix sera encore plus cher le lendemain, on prend le risque d'être déçu...

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